- Edouard et les autres -

- Edouard et les autres -
J'ai enfin achevé la lecture de ce roman... Avec un certain regret, j'aurais aimé que l'aventure se poursuive, mais je ne suis certainement pas là seule, hein??
Bon, je ne vais pas faire la dure devant vous, la fin est vraiment poignante, les larmes me sont montées ! Pauvre Boris....
Mais, voyons la positivité des faits : j'ai trouvé d'autres passages à vous faire partager.... Je m'empresse de les noter ci-dessous... (mdr ! genre la consigne de papier administratif "ci-dessous", pffff... ma Kro, je craque, un grand bol d'internat me ferait du bien ! )
(Anthony, je pense que le sens large du livre, c'est une question de foie, de religion.... je pense.. ^^ )
Les passages ici peuvent être plus succins que dans l'autre article, mais la brièveté des phrase est parfois plus cinglante et nous ramène plus violemment à nos propres souvenirs.....



Je trouve cette phrase magnifique, elle est assez comprimée mais est riche en images, on voudrait y être, non?
* Bernard n'était resté sous la table qu'un instant ; juste le temps de sentir les deux lèvres brûlantes de Sarah s'écraser sur les siennes.

Il s'en est fallu de peu pour que...
* Bernard n'a pas beaucoup dormi. Mais il a goûté, cette nuit, d'un oubli plus reposant que le sommeil ; exaltation et anéantissement à la fois, de son être. Il glisse dans une nouvelle journée, étrange à lui-même, épars, léger, nouveau, calme et frémissant comme un dieu. Il a laissé Sarah dormant encore ; s'est dégagé furtivement d'entre ses bras. Eh quoi? sans un nouveau baiser, sans un dernier regard, sans une suprême étreinte amoureuse? Est-ce par insensibilité qu'il la quitte ainsi? Je ne sais pas. Il ne le sait lui-même. Il s'efforce de ne point penser, gêné de devoir incorpore cette nuit sans précédents, aux précédents de son histoire. Non ; c'est un appendice, une annexe, qui ne peut trouver place dans le corps du livre -- livre où le récit de sa vie, comme si de rien n'était, va continuer, n'est-ce pas, va reprendre.

*p304, édition Folio, § sur l'inspiration, souvenirs souvenirs, confrères et consoeurs lol ! ^^

Das war genau so mit dir am Samstag.... Beide im Wohnzimmer... Allein...Die anderen waren schon ins Bett... Wir zwei, nur wir zwei.. es war so angenehm ! Ich vermiss dich... Ich brauchte dich... Hoffe, dass du mich net zu schnell vergisst... Hier bin ich "er", hier bist du "ich"...
* Bien que nous fussions dans l'obscurité, il cachait on front dans mon épaule.

On se méprend sans cesse :
* Un grand élan de sympathie le poussait vers l'orphelin ; il s'approcha ; puis, par absurde pudeur, passa outre. L'autre, qui le vit approcher, puis passer, eut honte de ses larmes ; il estimait Bernard et souffrit de ce qu'il pris pour du mépris.

Comme je le disais dans un précédent article : passé, père de mon futur :
* C'est une bien grande folie, disait-il, que de prétendre rien découvrir. Nous n'avons rien que nous n'ayons reçu. Chacun de nous se doit de comprendre, encore jeune, que nous descendons d'un passé et que ce passé nous oblige. Par lui, tout notre avenir est tracé.


Je crains qu'Edouard ne soit contagieux... Ce livre m'inspire énormément, tout comme Lambeaux... Mais sur des points différents.
J'écris. Je ne sais pas si c'est par instinct, par besoin, ou par peur d'oublier. Certainement les trois réunis.
En tout cas, ce qui est sûr, c'est que Monsieur Gide m'a conquise.
Je me trouve Edouard, Olivier, Sarah... peut-être Pauline, mais je m'y trouve, et cela me soulage. Sur ce, je vais laisser place à quelque Paresse en moi, et m'évader un peu...

# Posté le jeudi 24 avril 2008 14:51

Modifié le vendredi 25 avril 2008 06:13

- Frim-ousse -

- Frim-ousse -
Histoire de me fondre dans la masse au moins sur certains points....
... C'est à moi de vous questionner, sur moi....

Alors, vous n'avez qu'à cliquer.... ICI ....

Pour le moment, le reccord est détenu par Canou avec 90% de bonnes réponses :-) yeah !
(.......................les questions sont dures, j'avoue........)

Kro : 90%
J. : 80%
Canou : 90%
Anthony : 100%
Steph : 90 %

... : 60 % [ dis, faut pas avoir peur, même si tu ne fais que 20 %, je t'en voudrai pas, alors, dis-nous qui tu es ^^ merki ! ]
Doc : 30 % (bah, c'est pas si mal pour une hasardeuse rencontre dans le TGV lol ^^ nan, mais toi tu sais d'autres choses bien plus... intimes ^^ bisous)
Maxime : 70 %
Allumette : 80 % ( yeah, tu gères ! merki pr tes coms, ça m'a donné envie de lire ^^ je t'aimeuuuh ! )
Jl : 60 % (pas mal, et merci pr tes coms ;-) )
Envie-de-poulet : 70% ( la gérade totale !! )

et les autres ? je vous en prie !!!!

# Posté le mercredi 23 avril 2008 14:16

Modifié le dimanche 01 juin 2008 10:30

- Les Faux-Monnayeurs -

- Les Faux-Monnayeurs -
Je n'ai pas fini la lecture de ce roman d'André Gide, il me reste encore quelques pages à lire (pas bien Ju !! lol) mais ma découverte de l'oeuvre est déjà assez poussée pour avoir eu l'occasion de relever quelques passages intéressants à la lecture mais surtout à la réflexion...
Je le recommande à quiconque se cherche et étudie son environnement... comme une thérapie...

A tous ceux qui se sentent concernés par la réalité des propos de M. Gide...
...Réalité qui est bien tout le noeud du problème du livre.


* Edouard l'avait conduite ; puis de son laisser-aller, sitôt ensuite, aux sollicitations du printemps? Car elle devait bien se l'avouer, dans les bras de Vincent, c'était Edouard encore qu'elle cherchait. Et, ne s'expliquant pas cette froideur de son amant, elle s'en faisait responsable, se disait qu'elle l'eût pu vaincre, si plus belle ou si plus hardie ; et ne parvenant pas à le haïr, elle s'accusait elle-même, se dépréciait, se déniait toute valeur, et supprimait sa raison d'être, et ne se reconnaissait plus de vertu.

* " [...] Je vois, hélas ! que la réalité ne vous intéresse pas.
- Si, dit Edouard ; mais elle me gêne.
- C'est dommage", reprit Bernard.

Juste en guise de souvenirs sur les bancs de la Première L 2, en cours de français, bien sûr ^^ :
* Je voudrais écrire l'histoire de quelqu'un qui d'abord écoute chacun, et qui va, consultant chacun, à la manière de Panurge, avant de décider quoi que ce soit ; après avoir éprouvé que les opinions des uns et des autres, sur chaque point, se contredisent, il prendrait le parti de n'écouter plus rien que lui, et du coup deviendrait très fort.

* Je me disais que rien n'est bon pour tous, mais seulement par rapport à certains; que rien n'est vrai pour tous, mais seulement par rapport à qui le croit tel ; qu'il n'est méthode ni théorie qui soit applicable indifféremment à chacun ; que si, pour agir, il nous faut choisir, du moins nous avons libre choix ; que si nous n'avons pas libre choix, la chose est plus simple encore ; mais que ceci me devient vrai (non d'une manière absolue sans doute, mais par rapport à moi) qui ne permet le meilleur emploi de mes forces, la mise en oeuvre de mes vertus. Car tout à la fois je ne puis retenir mon doute, et j'ai l'indécision en horreur. [...] La route est longue, qui mène de ce que je croyais être à ce que peut-être je suis. J'ai peur parfois de m'être levé trop matin.
[i(]Je pourrais peut-être écrire en ce qui me concerne mâtin et non pas matin...)

Maxime de La Rochefoucauld intégrée au roman :
* De toutes les passions, celle qui est la plus inconnue à nous-mêmes, c'est la paresse ; ell est la plus ardente et la plus maligne de toutes, quoique sa violence soit insensible et que les dommages qu'elle cause soient très cachés... Le repos de la paresse est un charme secret de l'âme qui suspend soudainement les plus ardentes poursuites et les plus opiniâtres résolutions. Pour donner enfin la véritable idée de cette passion, il faut dire que la paresse est comme une béatitude de l'âme, qui la console de toutes ses pertes et qui lui tient lieu de tous les biens.
J'approuve totalement cette dernière phrase... L'esprit tout comme le corps à besoin de pauses pour faire le point. C'est vital. Encore faut-il savoir pourquoi l'on a une raison de ne rien faire, il faut avoir conscience de son inactivité et ne pas subir par flemme, mais laisser couler sur soi, un peu, par conviction, par nécessité, et non pas par défaut.

****
[à compléter.]

# Posté le mercredi 23 avril 2008 12:45

Modifié le jeudi 03 juillet 2008 11:23

- Doc et moi .... Savons nous grand chose? -

- Doc et moi .... Savons nous grand chose? -
Conversation msn du 27.10.07

***

Quand on s'interroge sur nos acquis, sur les bases de notre société et que l'on remet tout en cause... ça peut donner ça...

-Je te pose une question
- oui
- la connaissance existe-t-elle indépendamment des individus qui savent ?
- oui, enfin je pense, puisque (selon moi) personne ne sait ^^
La connaissance, c'est très différent en fonction des individus en fait et ce qu'on appelle "culture générale" pourrait être un ensemble de données analysées de façon voisine par plusieurs personnes ^^ non? :S
- pas mal, en fait, il y a deux façons de voir le monde :
ou bien, le monde existe indépendamment des gens qui l'observent, dans ce cas, la connaissance est une sorte d'objet qu'on peut s'approprier
ou bien, la connaissance est une construction sociale, dans ce cas, la même information peut être interprétée de différente manière par différentes personnes
Alors, la connaissance est le résultat d'une interprétation et cette interprétation dépend des gens
La connaissance n'est donc pas indépendante des individus
- ouais ^^
- il n'y a de connaissance que si les individus sont là pour interpréter des informations
- ouaich ^^
- qu'est-ce qui est vrai : le verre à moitié vide ou le verre est à moitié plein ?
- ouais, c'est vrai, okay, t'as niqué mes arguments mdr!! :P ouais ^^
- je n'ai rien niqué, les chercheurs sont vraiment partagés sur ce sujet, mais la connaissance pose la question de la vérité
- le niveau d'eau s'arrête au milieu de la distance qui sépare le fond du rebord du verre, c'est ça la vérité :P on est tous mythomanes.
- mais encore une fois, qu'est-ce qui est "vrai" entre le verre est à moitié vide et le verre est à moitié plein... ?
Oui, c'est une question difficile
- trop, j'avoue!!!
- peut-on dire que quelque chose est vrai, ou bien est-ce que c'est vrai dès que l'on croit que c'est vrai
- ce mec est-il con ? C'est vrai ou pas vrai ? N'est-ce pas tout simplement une question de point de vue ? La connaissance de ce mec existe-t-elle indépendamment des gens qui regardent ce mec ? Pour moi, c'est une construction sociale, ça dépend des normes et valeurs de la société qui dépendent de ce que la société considère comme bon et qui change de société en société. Qu'est-ce qui est vrai : il faut pardonner, ou il faut couper la main du voleur ?
- bien sûr que si que le fait de dire "il est con" est une question de point de vue !!!!! parce que pour cet abrutit, il aura des gens encore plus idiot que lui !
- lol oui
Mais pour bien des gens, ce mec est trop cool
- ouais ^^
- c'est bizarre
C'est évidemment une tension entre Descartes et Kant. La société occidentale est très cartésienne. La science s'est développée sur l'idée que la connaissance existe indépendamment des individus... mais, je n'y crois pas
- je sais pas, c'est encore une question de point de vue
- oui, clairement des points de vue qui déchirent la communauté scientifique. disons que dans les sciences dures, c'est clair : il y a des lois générales, mais, dans les sciences humaines,... la question de la connaissance pose problème
- on a bâti des siècles de réflexion sur du vent !
- sur des doutes
- ouais
- c'est bien pour ça qu'on parle de théories, parce qu'il y a un ensemble de doutes sur lesquelles il faut bien prendre position pour essayer de comprendre mieux les choses. Les idées ne sont jamais la réalité. Mais elles permettent de s'en approcher, et c'est pour ça qu'on a besoin de beaucoup d'idées, même si elles se contredisent [...].

Vous voyez, on a besoin de chaque petit germe d'idée qui pousse en vous pour irriguer un peu plus le champ immensément complexe de la culture et ele rendre verdoyant ^^ !
En tous cas Doc, merci pour ces conversations plus qu'intéressantes !

# Posté le mardi 15 avril 2008 13:37

- Doc et moi... de la jalousie à l'objectivité -

- Doc et moi... de la jalousie à l'objectivité -
Conversation sur msn le 22.08.07

***

Souvent, la jalousie c'est quand on espère recevoir autant que ce qu'on va donner - - - (Doc)

- ce sont des gens qui s'engagent à fond, et qui sont souvent déçus des autres, non ?
- oui....trop, déçue des autres, jusqu'à maintenant... Ouais...
- ça peut-être lié à ta personnalité. Comme tu le dis, quand tu aimes c'est à 300%...
- je ne sais pas, en fait quand les choses tournent autour de moi, j'ai trop du mal à être objective
- tout le monde n'est pas capable d'en faire autant... c'est ça qui te déçoit.. Qu'est-ce que l'objectivité ?
- tu crois ? Pourtant j'essaye de changer, de pas tout, vénérer du début, mais.... je n'ai pas de juste milieu... objectivité... prendre du recul pour analyser une situation au mieux que l'on peux... quand c'est pour les autres, pas de soucis, je suis relativement objective mais quand c'est pour moi, je me pose trop de questions et je m'embrouille...
- l'objectivité suppose que les choses existent indépendamment de celui qui les regarde
- oui
- alors : il fait chaud ou il fait froid ? Si le monde était objectif, la réponse devrait être évidente. Pourtant, la réponse dépend des gens. Donc, l'objectivité est une erreur fondamentale. C'est une illusion
- oui ^^ (attention ça devient philosophique ^^).... okay, l'objectivité n'est que la subjectivité de chacun qui se rapproche de celle des autres
- En fait, l'objectivité n'existe que parce qu'il y a des règles (des conventions), que tout le monde partage implicitement
Oui ta définition est très juste, un ensemble de subjectivités voisines qui forment toutes assemblées un truc appelé "objectivité", ça donne des phrases comme : "la connaissance, c'est une croyance justifiée"
- lol, ça me fait penser à un article que j'ai écrit sur le savoir, le "je sais" qu'on dit tout le temps ^^
- ah ?
- enfin, la similitude est assez légère mais...
- en fait, tu t'intéresses aux questions existentielles, autrement dit, aux choses sur lesquelles presque personne ne s'interroge, et tu te rends compte de la légèreté. Tu cherches le pourquoi des choses.
C'est l'état d'esprit des chercheurs

# Posté le mardi 15 avril 2008 13:27

Modifié le mardi 15 avril 2008 13:52