Bon, je ne vais pas faire la dure devant vous, la fin est vraiment poignante, les larmes me sont montées ! Pauvre Boris....
Mais, voyons la positivité des faits : j'ai trouvé d'autres passages à vous faire partager.... Je m'empresse de les noter ci-dessous... (mdr ! genre la consigne de papier administratif "ci-dessous", pffff... ma Kro, je craque, un grand bol d'internat me ferait du bien ! )
(Anthony, je pense que le sens large du livre, c'est une question de foie, de religion.... je pense.. ^^ )
Les passages ici peuvent être plus succins que dans l'autre article, mais la brièveté des phrase est parfois plus cinglante et nous ramène plus violemment à nos propres souvenirs.....
Je trouve cette phrase magnifique, elle est assez comprimée mais est riche en images, on voudrait y être, non?
* Bernard n'était resté sous la table qu'un instant ; juste le temps de sentir les deux lèvres brûlantes de Sarah s'écraser sur les siennes.
Il s'en est fallu de peu pour que...
* Bernard n'a pas beaucoup dormi. Mais il a goûté, cette nuit, d'un oubli plus reposant que le sommeil ; exaltation et anéantissement à la fois, de son être. Il glisse dans une nouvelle journée, étrange à lui-même, épars, léger, nouveau, calme et frémissant comme un dieu. Il a laissé Sarah dormant encore ; s'est dégagé furtivement d'entre ses bras. Eh quoi? sans un nouveau baiser, sans un dernier regard, sans une suprême étreinte amoureuse? Est-ce par insensibilité qu'il la quitte ainsi? Je ne sais pas. Il ne le sait lui-même. Il s'efforce de ne point penser, gêné de devoir incorpore cette nuit sans précédents, aux précédents de son histoire. Non ; c'est un appendice, une annexe, qui ne peut trouver place dans le corps du livre -- livre où le récit de sa vie, comme si de rien n'était, va continuer, n'est-ce pas, va reprendre.
*p304, édition Folio, § sur l'inspiration, souvenirs souvenirs, confrères et consoeurs lol ! ^^
Das war genau so mit dir am Samstag.... Beide im Wohnzimmer... Allein...Die anderen waren schon ins Bett... Wir zwei, nur wir zwei.. es war so angenehm ! Ich vermiss dich... Ich brauchte dich... Hoffe, dass du mich net zu schnell vergisst... Hier bin ich "er", hier bist du "ich"...
* Bien que nous fussions dans l'obscurité, il cachait on front dans mon épaule.
On se méprend sans cesse :
* Un grand élan de sympathie le poussait vers l'orphelin ; il s'approcha ; puis, par absurde pudeur, passa outre. L'autre, qui le vit approcher, puis passer, eut honte de ses larmes ; il estimait Bernard et souffrit de ce qu'il pris pour du mépris.
Comme je le disais dans un précédent article : passé, père de mon futur :
* C'est une bien grande folie, disait-il, que de prétendre rien découvrir. Nous n'avons rien que nous n'ayons reçu. Chacun de nous se doit de comprendre, encore jeune, que nous descendons d'un passé et que ce passé nous oblige. Par lui, tout notre avenir est tracé.
Je crains qu'Edouard ne soit contagieux... Ce livre m'inspire énormément, tout comme Lambeaux... Mais sur des points différents.
J'écris. Je ne sais pas si c'est par instinct, par besoin, ou par peur d'oublier. Certainement les trois réunis.
En tout cas, ce qui est sûr, c'est que Monsieur Gide m'a conquise.
Je me trouve Edouard, Olivier, Sarah... peut-être Pauline, mais je m'y trouve, et cela me soulage. Sur ce, je vais laisser place à quelque Paresse en moi, et m'évader un peu...




