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Ma tête tourne, ma tête frappe...

Ma tête tourne, ma tête frappe...
Ma tête tourne, ma tête frappe, un coup de tambour qui éclate..."

Surprise moi-même par la sensation dont j'étais à présent emplie, je me laissais aller contre lui. Lui que je savais défendu. Lui qui lors redoublait d'attraits.
Jamais cet état d'ivresse ne m'avait atteint. Son parfum se diffusait autour de moi comme un nuage de vapeur aux vertus insoupçonnées. Il avait le sourire charmeur et l'oeil profondément pétillant.
Il semblait posé, sérieux, fiable, doux... Il avait tout pour lui. Il m'avait toute pour lui.
La musique ne faisait que me porter. Elle et moi avions une folle envie d'extérioriser le bouleversement interne qui prenait possession de nos corps.
Nous avions mis toute notre essence dans nos mouvements. Les gens d'en bas nous regardaient d'un air inquisiteur, plutôt gourmand, plein de désir et de suspicion. Leurs yeux posés sur nous nous redonnaient vie. Nous n'existions plus seulement par nous mais aussi grâce à eux. La fièvre nous était immanente. Il fallait danser. Il fallait que nous ayons conscience de nous-mêmes. Il fallait nous sentir être.

« La tête sur son épaule, tu fermes un peu les yeux... »
Cette phrase mélodieuse synthétise la fin de soirée. L'effusion de vie retombe comme les étincelles après un feu d'artifice multicolore. Retour au calme. Le tempo se fait plus lent dans la salle. Les cheveux ne suivent plus que le mouvement d'un balancier. Un, deux... Rythme binaire pour une meilleure conciliation des esprits. Tout va par paire on dirait... Tout, ou presque. Nous savons tous que la double-porte franchie, il ne restera pas grand chose de l'échange sensiblement subtil qui s'est établi dans la chaleur des pas de danse. L'exception se fait rare lorsque la musique devient inaudible...


Requiem pour nos illusions d'un soir.
Agréables heures en leur compagnie.
A toi ma Lu'.

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 12:12

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